Où va la Diaspora ? Où va l’ARMENIE ? Où va le peuple arménien ? Cette triple interrogation n’a certes rien à voir avec le fameux questionnement : Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Elle n’en demeure pas moins d’une importance cruciale, me semble t’il, pour l’avenir de notre nation.
Plusieurs faits survenus récemment, m’ont particulièrement troublé. Jamais l’adhésion de la TURQUIE à l’Union européenne et la question du génocide arménien ne s’étaient trouvées au centre d’une campagne électorale comme ce fut le cas lors des élections européennes au point même d’en être l’un des 2 ou 3 sujets principaux. Au lieu de saisir l’occasion, notre communauté s’est murée dans le silence, comme tétanisée.
Récemment encore, la possible pénalisation du négationnisme du génocide par le parlement français a fait l’objet d’une infâme campagne médiatique de dénigrement de la part d’un nombre conséquent d’intellectuels sans que notre communauté soit en mesure de proposer une réponse à la hauteur de l’agression.
Combien de temps passons-nous devant un arbre ? Combien de fois le caressons-nous assez ? Il est pourtant droit et ne fait de mal à personne. Il se contente de peu de place dans l’espace car il vit dans le temps. Immobile dans son voyage temporel, il trace sa route sur son tronc. C’est là que se trouve le paysage vertical que nous découvrons avec peine. Nous ne sommes pas à l’aise dans cette verticalité et nous discernons avec difficulté les détails si importants du paysage. Alors pourquoi ne pas nous pencher sur la question et étudier en profondeur le récit du silence. Car sur le tronc se trouve une partition. Cet arbre est un