De Harut Sassounian
Édité par The California Courier
Éditorial de Sassounian du 25 février 2010
Les Arméniens sont de fervents partisans de l'unité nationale. En réalité, cela les obsède.
Et pourtant, malgré toutes les discussions sur l’unification du peuple arménien, les poésies enflammées et les chansons patriotiques sur les avantages de l'unité, ce rêve chéri reste insaisissable. Les exemples de tentatives ratées d’unité sont abondants. Même à des époques périlleuses, les Arméniens n’ont pas réussi à s’accorder et ont marché à des rythmes différents.
Cependant, un nombre croissant d’Arméniens ayant compris que l’unité est primordiale pour leur survie nationale, ils ont réussi ces dernières années à enregistrer de modestes succès dans la construction d’une coalition. Le Fond Arménien mondial "Hayastan", et le Fond Arménien Unifié, basé aux USA, constituent un regroupement des principales organisations de la communauté, qui effectuent des actions humanitaires en Arménie et en Artsakh (Karabagh).
Ironiquement, les partisans de l’unité ont proliféré, mais
Est-ce notre instinct exacerbé de conservation acquis tout au long de notre histoire mouvementée, ou notre besoin de nous retrouver dans nos semblables qui nous pousse à nous regrouper ?
Le fait est que les arméniens, peut être plus que d’autres peuples, aiment créer des groupes, des associations autours de toutes sortes de thèmes : Culture, politique, religion, économie, bienfaisance, jeunesse, mais aussi autours de visées plus conviviales (associations des anciens de…).
Tout ce tissu associatif arménien est bien sûr très enrichissant et surtout indispensable pour la nation arménienne surtout quand il s’agit de Diaspora. Alors Il est de notre devoir d’entretenir et de développer ce cadre associatif, et c’est là que nos soucis commencent…
Tout d’abord, se pose la question d’alimenter ces associations de façon quantitative, mais sans toutefois négliger l’aspect qualitatif. Tout le monde sait qu’il ne suffit pas de bonne volonté, et d’idéalisme pour faire vivre et preospérer une association. Il faut aussi un minimum de compétence, d’organisation, et de rigueur ; Ces deux derniers points n’étant pas, on le sait bien, la