De Harut Sassounian
Édité par The California Courier
Éditorial de Sassounian du 4 mars 2010
Que les Turcs s’en prennent à eux-mêmes s’ils sont mécontents de la diffusion d’une émission édifiante sur le génocide arménien, le 28 février sur CBS.
Sans le négationnisme et les déformations du gouvernement turc, le génocide arménien aurait pu devenir un épisode passé aux oubliettes de l’histoire du monde. Et pourtant, les Turcs refusant de se confronter à leurs crimes et persistant à concocter des mensonges outranciers, des personnes équitables ont pris, partout, diverses mesures pour remettre les pendules à l’heure, comme l’a fait CBS dans "60 Minutes" dimanche dernier.
23 contre 22. Tel est le résultat de la première bataille livrée au Congrès américain sur la reconnaissance du génocide des Arméniens. Malgré les pressions politiques et l’incrédulité des partisans, le résultat est là. Quant à la réponse de la Turquie, nous n’en avons que faire. Il s’agit d’un acte diplomatique qui n’est que l’aveu d’un désarroi face à la défaite imprévue. Cela fait partie des dommages que la prétendue puissance du lobby turc aux États-Unis, est incapable de prévoir. Cette victoire n’est pas indépendante de la prise de position de la diaspora juive face à la reconnaissance du génocide des Arméniens. Ce changement de phase effectif seulement depuis quelques années commence à porter ses fruits au-delà des simples relations entre la diaspora arménienne et la diaspora juive. L’impact est sensible sur l’ensemble des États-Unis même si cela n’est pas du goût de tous. Il est